«Leadership» et «renouveau» : Éric Lord sera candidat à la mairie de Trois-Rivières

«Leadership» et «renouveau» : Éric Lord sera candidat à la mairie de Trois-Rivières

PAULE VERMOT-DESROCHES, Le Nouvelliste

TROIS-RIVIÈRES — Le directeur général de Culture Mauricie Éric Lord a bel et bien confirmé ce vendredi qu’il se porte candidat dans la course à l’élection partielle à la mairie de Trois-Rivières. Visiblement fébrile de faire cette annonce, M. Lord a motivé sa décision par sa volonté d’apporter un «vent de renouveau» au conseil municipal.

«Trois-Rivières a besoin d’un nouveau leadership, plus positif et rassembleur. Le citoyen doit être remis au coeur du processus décisionnel», a-t-il lancé lors du point de presse qu’il tenait à l’extérieur des bureaux de Culture Mauricie, cet organisme qu’il dirige depuis maintenant douze ans.

Très impliqué dans le milieu culturel et économique, Éric Lord cumule de nombreuses expériences dans ces domaines, avec notamment des implications au Réseau des conseils de la culture du Québec, au regroupement de développement économique Groupé, au Chantier de l’économie sociale de même qu’à la défunte Conférence régionale des élus de la Mauricie.

Père de trois enfants, Éric Lord se dit convaincu de détenir les compétences, l’expérience et surtout la volonté de réussir pour devenir le prochain maire de Trois-Rivières. Conscient qu’il devra aussi travailler à se faire connaître du grand public dans les prochaines semaines, il entend lancer une campagne de consultation et de mobilisation des leaders régionaux de même que des citoyens et souhaite aller à leur rencontre pour entendre leurs préoccupations et ainsi bonifier ses propositions.

«Oui je veux me faire connaître du grand public, mais je veux d’abord confronter mes idées avec les leaders, les citoyens, raffiner ma réflexion et les propositions que je veux faire en campagne électorale pour le développement de la Ville. J’aime échanger, débattre, j’aime la confrontation des idées», indique-t-il.

Sans grande surprise, le directeur général de Culture Mauricie ne se range pas derrière ceux qui croient que la Ville devrait lever le pied en matière d’investissement dans la culture. «Ça a du sens aujourd’hui qu’une ville qui fait son positionnement, son rayonnement avec les arts et la culture ait un leader qui provient du milieu des arts et de la culture. J’ai à cœur de maintenir ce positionnement. Les citoyens ont investi des millions pour en arriver à ce positionnement. On serait vraiment bête d’abandonner tout ça», croit-il, signifiant cependant ne pas être de ceux qui croient que l’heure est encore aux grands projets à Trois-Rivières. «Il y a un rééquilibrage à faire. On n’est plus à l’étape de se lancer dans de vastes projets d’infrastructures qui auront un impact sur le compte de taxes», ajoute-t-il.

Sur le plan du développement économique, M. Lord n’écarte pas l’importance d’attirer de nouvelles entreprises pour s’établir ici, mais souhaite d’abord miser sur le développement des entreprises déjà existantes. «La priorité n’est pas tant d’attirer les entreprises mais de miser sur les entreprises d’ici pour favoriser leur développement et leur rayonnement. Le vrai développement va se faire par les entrepreneurs de Trois-Rivières. On va travailler pour en attirer, mais la priorité sera de développer nos entreprises», mentionne-t-il.

Contexte difficile

Conscient du climat qui règne actuellement à l’hôtel de ville, Éric Lord se dit impatient de pouvoir y amener son expertise et offrir un leadership qu’il veut rassembleur. «J’ai très hâte de travailler avec ce conseil municipal. Je connais plusieurs membres du conseil, ce sont des gens qui sont là pour les bonnes raisons. Le fait qu’il y ait une absence de leadership, ils naviguent dans un contexte très difficile. J’ai hâte de travailler avec eux», lance-t-il, reconnaissant avoir été tenté par la mairie en 2013. Toutefois, dans un contexte où il avait eu quelques mois auparavant une altercation publique avec Yves Lévesque au sujet d’une sortie qu’il avait faite au nom de Culture Mauricie au sujet des gestionnaires de l’Amphithéâtre, M. Lord confie qu’il avait renoncé pour des raisons familiales, mais aussi pour ne pas donner une impression de vouloir jouer les «revanchards». Il reconnaît en outre que de déloger un maire en place est une tâche ardue, et que la fenêtre d’opportunité qui vient de s’ouvrir était pour lui l’occasion idéale de réaliser ce grand projet qu’il envisage depuis des années.

Éric Lord est la seconde personne, après Jean-François Aubin, à confirmer sa candidature pour l’élection partielle à la mairie de Trois-Rivières, devenue nécessaire après la démission du maire Yves Lévesque en décembre dernier. 

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